Jean COULOT
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Jean Coulot est un peintre de la nouvelle Ecole de Paris né le 13 avril 1928 à Neuchâtel (Suisse), décédé le 27 mars 2010 à Paris.

Il commence par peindre et dessiner de manière très figurative, puis passe par une période de transition non-figurative, avant que sa peinture se développe à la fin des années 1960 à travers de larges applats très vivants et colorés.
Dessinant depuis l'enfance Jean Coulot commence à peindre en 1948.
Après avoir fréquenté une école d'agriculture puis une école de commerce il décide de se consacrer à la peinture.
En 1953 il obtient une bourse du gouvernement français et, après un séjour en Camargue, s'installe à Paris.
Il rencontre le peintre Gustave Singier à l'Académie Ranson, le poète Jean Lescure et le critique Jean-Louis Ferrier, assiste en auditeur libre aux cours de Maurice Merleau-Ponty et Gaston Bachelard. Il réalise sa première exposition personnelle à Paris en 1961.

Nombreux sont les thèmes abordés par Jean Coulot dans ses peintures, depuis les paysages d'Antibes (1983-1985), de Sanary (1988-1989), de la Grèce (1990), de la Bretagne (1991), ou de l'Auvergne aux nus (à partir de 1968) et aux évocations des joueurs de jazz (1977-2003).

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La peinture de Jean COULOT est langage. Elle procède autant par signes que par mûrissement pictural.
D'origine suisse, l'artiste est arrivé à Paris en 1953 où il vit et travaille depuis lors.

L'ensemble qu'il a choisi de présenter est significatif des sujets qu'il développe depuis de nombreuses années : thèmes qui le lient à la terre et à l'espace, à des lieux élus comme la Bretagne ou l'Auvergne, à des formes spécifiquement picturales, à des choix musicaux comme le jazz qui tient toujours une place insigne dans sa vie ou encore éthiques comme le révèle cette quête d'un retour originel qui le rend attentif aux problèmes des ethnies indiennes d'Amérique.

Jean COULOT regarde le monde qui l'entoure et l'aborde en parvenant à une synthèse rigoureuse du dessin et de la couleur.
En simplifiant à l'extrême son sujet qu'il réduit aux structures essentielles, il met à jour son identité même. Ainsi lorsqu'il peint des barque échouées sur la grève, des flamands réduits aux grandes horizontales de leurs ailes et aux verticales de leurs pattes ou des routes en Auvergne, c'est non seulement leur inscription sur la surface de la toile qu'il arrête d'un trait incisif mais aussi l'intimité expressive qui fonde leur présence.

La couleur prend sa place dans une composition qui est pensée mais qui préserve un plaisir pur car chaque élément est façonné avec une exactitude naturelle.
Alors d'où vient ce mystère qui entoure certaines peintures? Sans doute du cadrage particulier qui piège notre regard.
Ici, le sujet semble sortir de ses limites, là, il semble interrompu. Jean Coulot nous prend comme confidents, nous mets au plus près de sa création ainsi qu'il le fait avec les poètes dont il illustre les textes.

Surprendre, démasquer, c'est ce à quoi il s'emploie avec l'éloquence.
Il n'a pas oublié les leçons de ses grands aînés, de Singier à Pignon ou à Gishia, mais il a choisi ses contraintes et ses libertés.

Sa palette ose des sonorités qu'il veut équivalentes à celle de Charles Mingus, de Miles Davis ou de Thélonius Monk qu'il admire.

Ses couleurs claquent alors que la ligne construit, découpe et ordonne dans un espace reconstruit par un travail de lumière.

Par son oeil de voyant, Jean Coulot nous permet de franchir le visible. Sa peinture outrepasse ce qui est destiné à périr, à s'évanouir pour atteindre une réalité inaccessible au temps.

Lydia HARAMBOURG, Article paru dans la Gazette de Drouot (06/10/2000) présentant l'exposition à la Librairie du Môle à St Malo (Octobre 2000).

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Il faut beaucoup de détermination à un peintre qui, comme tous ceux de sa génération, a commencé à peindre sur le motif, pour ne pas, un beau jour, se laisser tenter par l'abstraction et y chercher une nouvelle inspiration.

A contre-courant de la vague qui portait les artistes des années 50, Jean Coulot a consacré toutes ses forces à s'exprimer en termes figuratifs. Il ne s'y est pas essoufflé après quarante années de peintures.

Né en Suisse en 1928, où il a peint ses premières natures mortes, c'est en France qu'à l'âge de 25 ans il se jette à corps perdu sur tout ce que lui révèlent nos côtes et nos provinces.

Son regard perçant et son dessin incisif le conduisent à débarrasser ses sujets de tout accessoire. Femmes, rochers, reliefs, oiseaux, bateaux, sont décrits uniquement par leurs contours et les couleurs qu'il leur attribue sans qu'ombre et lumière se partagent leur apparence.

Les formes qu'il peint, ainsi réduites à l'essentiel, sont aussi éloquentes qu'une méticuleuse description. Parfois même, elles ne sont indiquées que par des points de repère qui laissent à l'oeil le plaisir de reconstituer le dessin.

En cette exposition, Jean Coulot nous propose un parcours que quinze années, de 1976 à 1991, le long duquel il aborde à Antibes, à Sanary, sur les côtes bretonnes ou sur les îles grecques. Pendant cette croisière, il évoque les concerts de jazz qui animent le bateau, la nuit.

Puis, quittant la mer, il va poser son chevalet en Auvergne dont il découpe les sites et les colore avec une vigueur qui traduit le tumultueux passé géologique de cette région.

Au passager, au montagnard que nous devenons grâce à lui, de pénétrer dans le monde de Jean Coulot qui tantôt s'ouvre sur l'infini du ciel ou de la mer, tantôt se concentre sur l'espace décrit par un vol de mouette ou sur le corps d'une femme étendue au soleil.

Jean-Pierre BRETEGNIER, Préface de l'exposition à la Maison des Arts et Loisirs de Sochaux (Novembre 1991).

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